Le livre ouvert : Remembrances ACCUEIL


Christian Talbot Publications
Annexes.


Remarque à propos du peu d'informations que je parviens à recueillir : «A la campagne, tout est toujours déformé : les vérités comme les menteries. Du coup, on se tait … de peur d'en rajouter. »

Des surnoms.
Veillat, qui avait un défaut de prononciation et bégayait, m'avait surnommé Nestor. Ou c'était ses enfants …
"Barbiche" travaillait comme chauffeur chez René. Lui m'appelait "Zizi". Quand il était sur la route, il m'arrivait d'emprunter sa moto pour aller faire un tour. Mais j'y allais doucement : je n'étais pas très hardi !
Mon frère n'a jamais voulu que j'en aie une. Alors qu'il avait fait les pires trucs à la queue d'un avion. Comme il se sentait responsable de moi, il m'interdisait de faire quoi que ce soit de dangereux.
Marie Labesse, la femme de Silvain, devait avoir une sorte de cancer qui lui avait déformé le nez. Des gamins l'avaient baptisée "la tante saucisson" mais ça ne m'a jamais plu. Autrement, au village, on l'appelait "Baboche".
La plupart du temps, je ne saurais pas dire l'origine de ces surnoms.




Les textes qui suivent sont soit des anecdotes postérieures à la guerre, soit des réflexions de mon papa sans rapport avec le propos de "Remembrance".